Depuis janvier, le Département a activé un Plan de crise pour le fonctionnement de la MDPH

8 juin 2022

À son arrivée à la présidence du Conseil départemental, le 6 décembre 2021, Guy LOSBAR a constaté une situation particulièrement alarmante, caractérisée par une durée de traitement des dossiers 2,5 fois plus élevée que la moyenne nationale.
En effet, au 31 décembre 2021, la MDPH accusait plus de 8 000 dossiers en attente de traitement, situation qui impacte considérablement le quotidien des personnes en situation de handicap.

Face à cette situation préoccupante, le Président du Département a mis en place un plan de crise, comprenant les mesures opérationnelles et les résultats suivants :

  • L’instauration de réunions hebdomadaires avec les élus et les services départementaux, ainsi que les équipes de la MDPH ;
  • La mise en place d’une équipe dédiée de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) pour la formation des nouvelles équipes et l’accompagnement du plan de crise ;
  • La réduction des demandes en attente d’enregistrement (du 1er février au 1er juin 2022, on est passé de 1500 à 50 dossiers en attente) ;
  • Le renforcement des ressources humaines, et notamment des équipes en charge de l’accueil du public, afin de mieux renseigner la population (arrivée de 6 collaborateurs) ;
  • L’augmentation substantielle des équipes pluridisciplinaires en charge de l’évaluation des dossiers. Du 1er février au 1er juin 2022, on est passé de 45 à 95 collaborateurs, avec un traitement de 1 000 à 4 000 dossiers. Les équipes d’évaluation assurent le traitement de 400 dossiers par semaine, dans l’objectif de réduire le stock à zéro d’ici fin juin ;
  • Le renforcement des équipes de gestionnaires (de mai 2021 à mai 2022, ces gestionnaires ont permis l’augmentation du flux de dossiers traités en CDAPH) ;
  • L’accroissement des équipes en charge de la notification et des appels téléphoniques aux demandeurs, tout en systématisant la notification des droits par courrier sous un délai maximum de 8 jours ;
  • La consolidation du lien entre le Département et la CAF afin d’anticiper la mise en paiement des prestations aux usagers.

Le Président du Conseil départemental et l’ensemble des équipes continueront à travailler, afin de garantir le fonctionnement optimisé de la MDPH, seul garant de la qualité et de la continuité du service rendu aux usagers.

La prise en charge du handicap doit mobiliser l’ensemble des partenaires, qu’ils soient institutionnels, associatifs, publics comme privés, afin de préserver le lien social et favoriser l’épanouissement collectif.

  • 3 rencontres du Président du Conseil départemental avec l’ensemble du personnel de la MDPH,
  • 8 réunions de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes – handicapées (CDAPH),
  • 50 heures pour les sessions de formation mises en place avec la CNSA, – 9 réunions du groupe de travail MDPH.

Qu’est-ce que la MDPH ?

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de la Guadeloupe est un Groupement d’intérêt public (GIP) créé en 2005. Elle assure une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil des personnes en situation de handicap.

Avec un budget annuel de 3,2 millions d’euros, la MDPH est composée de 45 collaborateurs au 1er février 2022. Elle est structurée à travers deux unités physiques, en Grande-Terre et en Basse- Terre

 

La MDPH est administrée par une commission exécutive, composée de l’État, du Département, de l’Agence Régionale de Santé, du Rectorat, de la CAF et de la CGSS. En son sein, la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) assure le traitement des dossiers des usagers et l’attribution des prestations, notamment :

  • L’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
  • L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ;
  • La prestation de compensation du handicap (PCH).
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