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novembre 1799 : Coup d'Etat qui met fin au Directoire
: le Général Bonaparte prend le pouvoir.
13 décembre 1799 :
Constitution qui instaure le Consulat art. 91
Le régime des
colonies françaises est déterminé par des lois spéciales.
25 décembre 1799 :
Les Consuls de la République
vous déclarent que les
principes sacrés de la liberté et de l'égalité
des Noirs n'éprouveront jamais parmi vous d'atteinte et de modification
(déclaration accompagnant l'envoi des textes de la constitution
à Saint-Domingue).
27 janvier 1801 : Toussaint
Louverture occupe la capitale de la colonie espagnole de Santo Domingo
(officiellement cédée à la France - au Traité
de Bâle - 1795).
4 février 1801 :
Toussaint Louverture convoque une Assemblée Générale,
chargée de désigner une commission pour établir une
constitution.
Avril 1801 : Lacrosse est
nommé " Capitaine Général " en Guadeloupe.
29 mai 1801 : arrivée
du Capitaine Général en Guadeloupe.
Juin 1801 : arrestation
d'officiers de couleur de l'Armée Coloniale de la Guadeloupe.
8 juillet 1801 : Promulgation
de la constitution de la colonie de Saint-Domingue. Elle confère
à l'île une autonomie complète et attribue des pouvoirs
étendus à Toussaint Louverture " Gouverneur à
vie ".
Juillet 1801 : diverses
mesures relatives à l'organisation administrative, judiciaire,
religieuses de Saint-Domingue sont prises par Toussaint Louverture.
5 août 1801 : mort
du Général Béthancourt, commandant la force armée.
Lacrosse s'attribue ses fonctions au détriment de Magloire Pélage.
12 septembre 1801 : Rapport
Kerverseau, remis au Ministre de la Marine, critiquant la politique de
Toussaint Louverture.
20-21 octobre 1801 : Tentative
d'arrestation d'officiers de couleur (dont Ignace, et même Pélage),
à Pointe-à-Pitre Tentative infructueuse qui aboutit à
la mise en place d'un " Conseil " à Pointe-à-Pitre.
24 octobre 1801 : Lacrosse
qui s'était rendu à Pointe-à-Pitre est arrêté.Le
même jour, à Paris, le Général Leclerc est
nommé commandant en chef du corps expéditionnaire que Bonaparte
envoie à Saint-Domingue.
31 octobre 1801 : Instructions
données à Leclerc. Elles prévoient l'anéantissement
du pouvoir de Toussaint.
6 novembre 1801 : Lacrosse
est embarqué de force. Il trouve refuge à la Dominique.
19 novembre 1801 : Pélage
demande l'adhésion des communes de la Guadeloupe à la formation
d'un Conseil de Gouvernement.
24 novembre 1801 : Proclamation
de Pélage annonçant la formation d'un conseil constituant
" le gouvernement de la Guadeloupe et dépendances ".
11 décembre 1801 :
Départ de l'expédition Leclerc pour Saint-Domingue.
26 décembre 1801 :
Ultime tentative de Pélage pour inciter deux envoyés de
Bonaparte à prendre leur fonction en Guadeloupe. Les deux hommes,
Le Préfet Lescallier et le Commissaire de justice Coster, refusent.
Début janvier 1802 :
Les hommes de Delgrès interceptent un navire faisant voile vers
la Dominique. Une intense correspondance entre les blancs de la Basse-Terre
et les représentants de la Dominique est saisie. Elle relatait
l'état de la rébellion des esclaves et de la prise de la
Guadeloupe proprement dite par Delgrès et de la Basse-Terre par
Massoteau.
1er avril 1802 : Bonaparte,
qui refusait l'idée que les Noirs puissent porter des épaulettes
d'officier, donne son accord pour qu'une expédition de 3522 hommes
quitte la France à destination de la Guadeloupe.
6 mai 1802 : Les Guadeloupéens
découvrent, au matin, depuis différents points de la Grande-Terre
et la Basse-Terre, une escadre forte de 14 navires, 4 frégates,
4 transports de troupes et 4 avisos. A la tête de cette escadre,
le général Richepance. On assiste alors à la soumission
- trahison - de Pélage et l'entrée en résistance
d'Ignace.
Entre le 7 et le 8 mai 1802 : une
troupe de 200 hommes menés par Ignace, Palerme, Massoteau - qui
perdra la vie - Codou et Jacquet va effectuer plus de 80 kilomètres
pour rallier Basse-Terre. A Basse-Terre, elle est accompagnée d'une
foule de civils.
10 mai 1802 : Delgrès,
conscient des faibles chances de sa troupe, publie une proclamation qui
a valeur de testament pour tous les Guadeloupéens et aussi, valeur
universelle.Le débarquement des troupes de Richepance s'effectue
sur la rive droite de la Rivière Duplessis. L'attaque des soldats
guadeloupéens est violente. Le bilan est lourd, 250 pertes du côté
français, 100 hommes chez les soldats guadeloupéens.
10 mai 1802 : 600 hommes
des forces terrestres conduits par le Général Merlen, -
puis laissés au Capitaine Crabé - partis de Pointe-à-Pitre
rejoindre les troupes de Richepance se heurtent à l'offensive lancée
par les Guadeloupéens conduits par Palerme et Jacquet au morne
Soldat à Trois-Rivières. C'est la retraite de Crabé
et de ses troupes.
Le 11 mai 1802 : Arrivée
du Général Merlen à Palmiste, plateau défendu
par un petit détachement noir commandé par Télémaque.
L'affrontement sera sanglant, Télémaque lui même perdra
la vie. Pendant ce temps les forces françaises s'amassent sur la
rive droite de la Rivière des Pères et sur l'autre rive,
deux lignes de défense sont tenues par les Guadeloupéens.
Les troupes de Richepance vont s'emparer du port.
12 mai 1802 : Contre attaque
des soldats guadeloupéens sur deux fronts :
- un front à Bellevue et Belost
- un autre front sur les berges de la Rivière aux Herbes. Cette
résistance à l'oppression a entraîné la participation
des femmes aussi. Les troupes de Richepance, au sein desquelles se battait
d'ailleurs Pélage, connurent de lourdes pertes.
14 mai 1802 : Jonction des
troupes françaises débarquées à Duplessis
et des troupes venue par voie maritime et terrestre depuis Pointe-à-Pitre.
L'encerclement des forces de Delgrès et d'Ignace qui tenaient la
moitié de la ville de Basse-Terre et le Fort Saint-Charles était
quasiment réalisé.Le siège du Fort Saint-Charles
pouvait commencer.
18 mai1802 : Les Guadeloupéens
à la tête duquel se trouve Delgrès attaquent !
Une troupe attaque les français sur l'habitation l'Espérance
une autre à Ducharmoy et une troisième, sortie du Fort,
s'attaque à la batterie Delile. Les pertes furent grandes des deux
côtés.
21 mai 1802 : Un déluge
de feu constitué de canons s'abat sur les occupants du fort qui
ripostent à leur tour.
22 mai 1802 : Delgrès,
Ignace et les autres officiers, à cours de munition, quittent le
fort par la poterne du Gallion. A Gourbeyre, ils se scindent en deux groupes.
Delgrès prend la direction de Matouba et Ignace celle de Dolé
qui mène à Pointe-à-Pitre.
25 mai 1802 : Ignace, prêt
à la bataille, stationne aux portes de Pointe-à-Pitre au
niveau du Chemin des Petites Abymes.
La bataille de Baimbridge commence dès 7 heures, l'assaut final
sera donné à 18 heures. Ignace se brûle la cervelle
pour ne pas se rendre.
28 mai 1802 : 1800 hommes
des troupes de Richepance portent à l'assaut de Matouba ou sont
retranchés 600 hommes et femmes de Guadeloupe qui forment le dernier
carré de la résistance. Après des affrontements sanglants
Delgrès s'est réfugié à l'Habitation Danglemont
avec ses dernières troupes. Il annonce aux officiers sa décision
de faire sauter l'habitation et les invite à le suivre dans la
mort. Majoritairement, ils acceptent le sacrifice. Quand les Français
font irruption, une épouvantable explosion retentit, l'habitation
Danglemont vole en éclat.
Le 16 juin 1802 : Richepance
publie un arrêté rétablissant l'esclavage en Guadeloupe. |