Alors que les intentions bien connues du Gouvernement se précisent quant à l’avenir immédiat du SIAEAG et après avoir refusé de participer à la réunion convoquée à la hâte par l’ancien préfet de région le 14 juillet dernier, la présidente du Conseil départemental, présidente de l’Office de l’eau, Josette BOREL-LINCERTIN, souhaite rappeler qu’elle s’est opposée de manière constante à l’idée qu’il faudrait d’abord dissoudre le SIAEAG avant de créer la structure unique de gestion de l’eau potable et de l’assainissement en Guadeloupe.
La présidente du Département a en effet toujours affirmé que la liquidation de cette structure aggraverait immédiatement la situation déjà critique de la distribution de l’eau en Guadeloupe, tout en se révélant très lourde de conséquences néfastes sur les finances des communautés d’agglomération, mais également sur le plan social. Elle ne saurait d’ailleurs oublier que des engagements ont été pris par les élus devant les organisations syndicales.
Josette BOREL-LINCERTIN rappelle qu’elle a toujours défendu le principe de la création du nouveau syndicat mixte ouvert de gestion de l’eau par intégration en son sein du SIAEAG, des agglomérations, de la Région et du Département et que la faisabilité juridique et opérationnelle, ainsi que la viabilité financière d’un tel schéma, ont été clairement exposées dans les études conduites par l’Office de l’eau en lien avec l’Office international de l’eau et le cabinet Ernst & Young.
Cette position du Conseil départemental a été martelée dans les dizaines de réunions et autres CTAP qui ont eu lieu sur ce dossier depuis 18 mois et elle a été portée par sa présidente devant tous ses interlocuteurs (Premier ministre, ministre des Outre-mer, préfet) tout au long de cette période durant laquelle, en outre, le Conseil départemental a apporté des aides financières d’un montant total de 3 millions d’euros afin de permettre au SIAEAG de poursuivre ses missions.
A plusieurs reprises, cependant, la présidente du Département a eu à déplorer que le préfet représentant de l’Etat soit parvenu à diviser les élus guadeloupéens en militant ouvertement et activement pour une disparition préalable du SIAEAG, dont il avait fait un objectif assumé.
A plusieurs reprises, elle a constaté que l’insolvabilité du SIAEAG était pour ainsi dire organisée par le refus de mettre en oeuvre les diligences nécessaires au recouvrement des créances dues par d’autres opérateurs à hauteur de plusieurs millions d’euros.

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